GENEALOGIE

 

Sommaire :

Calcul de parenté (droit Canon, droit civil)
Les signes en généalogie
L'implexe généalogique
La numérotation Sosa-Stradonitz
La numérotation d'Aboville
20 septembre 1792 : naissance de l'état civil
10 août 1539 : Ordonnance de Villers-Cotterêts
Ascendance et descendance
La nuit du 5 au 14 octobre 1582...
Changement de nom en 1808



Calcul de parenté (droit Canon, droit civil)

Il existe deux façons de calculer les liens de parenté unissant deux personnes :
Parenté En droit Canon qui est le droit de l'Eglise et qui a été longtemps le seul utilisé, on calcule le degré de parenté entre deux personnes en utilisant deux nombres (un seul si ces deux nombres sont identiques) : le premier est le nombre de générations qui sépare la première personne de l'individu en commun, le second est le nombre de générations entre le seconde personne et le même individu commun.
Par exemple des frères et soeurs (A et B) sont parents au 1er degré, des cousins germains (C et D) sont parents au 2d degré, des cousins issus de germains (E et F) sont parents au 3ème degré. De même G et F sont parents au 4ème et 3ème degré.
En droit civil la parenté se calcule avec un seul nombre : on compte le nombre de branches (les liens bleus sur notre image) qui séparent les deux personnes en passant par l'individu en commun.
Ainsi des frères et soeurs (A et B) sont parents au 2ème degré, des cousins germains sont parents au 4ème degré, des cousins issus de germains seront parents au 6ème degré. De même G et F sont parents au 7ème degré.

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Les signes en généalogie

Les principaux signes utilisés en généalogie sont les suivants :
o .......naissance
b .......baptême
x .......mariage
x2 .....2ème mariage
x3 .....3ème mariage
)( ......divorce
+ ......décès
(+) ....inhumation
test. ..testament
Cm ...contrat de mariage
not. ...notaire
Pss ....paroisse
? .......douteux
P .......père
M ......mère
p .......parrain
m ......marraine

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L'implexe généalogique

En généalogie ascendante, on s'aperçoit que le nombre d'ancêtres d'un individus se calcule de la façon suivante : 2n-1, avec n = nombre de générations.
Ainsi à la première génération, nous avons 21=2 ancêtres (nos parents), à la seconde génération : 22=4 ancêtres (nos grands-parents), et ainsi de suite...
On voit donc qu'à la 20ème génération, nous aurions 220 soit plus d'un millions d'ancêtres il y a 500 ans (car on compte en moyenne 4 générations par siècle).
Nous voyons bien que dans un temps pas si éloigné, nous nous retrouverions avec plus d'ancêtres que le pays ne comptait d'individus !
Ceci définit la notion d'implexe généalogique qui fait que des individus peuvent se retrouver plusieurs fois dans un arbre généalogique, et qui fait qu'il y a de grande chance que nous ayons presque tous au moins un ancêtre en commun...

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La numérotation Sosa-Stradonitz

Afin de numéroter les individus d'une généalogie ascendante, on utilise la numérotation qui porte le nom de ses inventeurs : Sosa et Stradonitz, qui permet de rapidement situer un individu dans un arbre généalogique.
Le numéro 1 est donné à la personne dont on étudie la généalogie (souvent soi-même !) et on numérote les autres individus suivant ce principe :
- un père porte toujours un numéro double de celui de son enfant (ce numéro est donc toujours pair).
- une mère porte toujours le numéro de son époux, auquel s'ajoute 1 (ce numéro est donc toujours impair).
Par exemple le numéro 30 est le père du 15, qui est la mère du 8, qui est le père du 4 lui-même père du 2 qui se trouve être le père du 1 !!! Vous me suivez ? Donc vous en avez conclu facilement qu'il s'agissait du grand-père maternel du grand-père paternel de la personne à la base de l'arbre.

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La numérotation d'Aboville

Afin de numéroter les individus d'une généalogie descendante, on utilise la numérotation d'Aboville.
Le numéro 1 est donné à la personne dont on étudie la généalogie (souvent soi-même !) et on numérote les autres individus suivant ce principe :
- chaque personne porte son numéro de progéniture, précédé du numéro de son père. Par exemple :
les enfants du personnage principal sont : 11 12 13 14 etc.
les petits-enfants se décomposent en :
les enfants de 11 : 111 112 113 etc.
les enfants de 12 : 121 122 123 etc.
les enfants de 13 : 131 132 133 etc.
particularités :
- en cas de mariages multiples, on appose à la suite du numéro des enfants les indicatifs de mariage (a si c'est le premier, b si c'est le deuxième, c si c'est le troisième etc.
- dans le cas de plus de 9 enfants, on poursuit avec A pour le dixième, B pour le onzième, C pour le douzième etc.
- on peut combiner les deux numérotations (d'Aboville et Sosa-Stradonitz) car si on étudie la descendance d'une personne ayant le numéro Sosa 18, cette personne devient 18/1, ses enfants 18/11, 18/12, 18/13 etc.

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20 septembre 1792 : naissance de l'état civil

l'Assemblée nationale fixe par décret, le 20 septembre 1792, le remplacement des registres paroissiaux par des registres civils.
Dans chaque commune, les registres civils seront désormais tenus par des officiers d'état civil désignés par le conseil général de la commune parmi ses membres.
Les anciens registres paroissiaux comme les nouveaux registres civils doivent être déposés dans la maison commune (Mairie).
Les registres continuent d'être tenus en double exemplaire.
NB : Deux jours plus tard, le calendrier républicain remplace le calendrier grégorien...

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10 août 1539 : Ordonnance de Villers-Cotterêts

Le roi François 1er signe, le 10 août 1539, une ordonnance de 192 articles. Cette ordonnance sera signée par le Parlement de Paris le 6 septembre de la même année.
Nous retiendrons de cette ordonnance deux points importants :
- elle jette les bases de ce que deviendra notre état civil actuel; François 1er demande en effet à ce que les curés des paroisses procèdent à l'enregistrement des naissances, des mariages et des décès.
- elle impose le français comme langue nationale (ou plutôt la «langue d'oïl» à l'époque) à la place du latin.
NB : Chaucer a déjà jeté les bases de la langue anglaise moderne quelques années plus tôt et, un peu plus tard, Luther traduira la bible en allemand et en fixera donc l'existence.

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Ascendance et descendance

Il existe deux façons d'effectuer la généalogie d'une personne :
Bas La généalogie ascendante qui part d'une personne et remonte jusqu'à ses plus lointains ancêtres, représentée par un triangle la pointe en bas (cette pointe représente la personne étudiée), et :
Haut La généalogie descendante qui, à partir d'une personne, va à la recherche de tous ses descendants, représentée par un triangle la pointe en haut (cette pointe représente là aussi la personne étudiée).
Haut et BasEn superposant ses deux figures, nous obtenons une étoile qui représente l'humanité, car elle signifie que chacun est l'ancêtre de ses descendants, et le descendant de ses ancêtres...

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La nuit du 5 au 14 octobre 1582...

Lorsque le pape Grégoire XIII instaura le calendrier dit "grégorien" en 1582, pour corriger le calendrier julien qui faisait durer l'année 11 minutes et 14 secondes de plus que l'année solaire, il décala la date du printemps au 21 mars et, pour ce faire, il décréta que le jeudi 4 octobre 1582 serait immédiatement suivi du vendredi 15 octobre.
Ce qui fait que les dates du 5 au 14 octobre 1582 n'ont jamais existées !
Le calendrier grégorien a été adopté dès 1582 en Italie, en Espagne, au Portugal et dans les Pays-Bas catholiques (détail amusant : du fait de la suppression de dix jours, sainte Thérèse d'Ávila est morte dans la nuit du 4 au 15 octobre 1582).
En France la réforme a été appliquée en décembre 1582, le lundi 20 décembre succédant au dimanche 9 décembre. En Grande-Bretagne, c'est seulement en 1752 que le 14 septembre a succédé au 2 septembre et que le calendrier grégorien a été adopté.
Adopté progressivement jusqu'au début du XXème siècle par tous les pays, ce calendrier est maintenant en usage dans le monde entier.

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Changement de nom en 1808

En 1808 Napoléon 1er obligea toutes les personnes qui n'avait pas de nom à en choisir un.
Ceci ne visait pratiquement que les juifs qui par habitude changeait de nom à chaque génération (au travers d'un double prénom par exemple), et Napoléon avait des soucis pour organiser la conscription.
Par décret impérial du 20 juillet 1808 les juifs ont trois mois pour prendre un nom définitif transmissible à leur descendance, et a cette occasion tout était possible, même le changement de prénom.

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